La mélancolie du «Départ » selon Céline Banza et Youssoupha

La chanteuse congolaise nous plonge dans une mélancolie due au « Départ » soudain de ceux qu’on aime, sur une collaboration avec Youssoupha, dans un chant doux et profond accompagné à la guitare folk, comme un clin d’œil à son père défunt qui lui avait offert son premier instrument il y a 15 ans.

C’est avec ces souvenirs que Céline dessine désormais sa vie et ce premier album, préface d’une carrière déjà lumineuse.

Signé chez Bomayé Musik Africa cet opus est une véritable berceuse chantée en ngbandi, sa langue maternelle qu’elle a fait le choix de mettre à l’honneur pour partager ses mélodies parfois douloureuses. Ce choix d’honorer sa culture et son identité lui vient de ses études en ethnomusicologie, qui ont impulsé sa recherche de créativité

L’album commence sur « Tere Mbi », une ode à sa féminité qui lui a permis de remporter, fin 2019, le prestigieux Prix Découvertes RFI. Une introduction à son histoire qui se poursuit sur « Songo Té Hé » où elle évoque un amour pour lequel on est impuissant mais qui par-dessus tout nous rend fort, nous emmène à simplement souhaiter le meilleur à cet être qu’on ne peut plus retenir et qui nous laisse solitaire. Solitaire, comme cette enfant de huit ans en manque de repères et traînant « Sur le Pavé », que décrit Céline dans un troisième morceau chanté en français cette-fois. Sa préface se referme par un coup de gueule entraînant et une interrogation percussive : « Il n’y a plus d’amour, il n’y a plus de paix ! Où sont parties nos valeurs ? Où sont partis ces Hommes forts dans l’âme et dans l’esprit ? » À méditer.

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