Mines : Louis Watum suspend 14 organismes spécialisés pour 60 jours

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a ordonné la suspension pour une durée de 60 jours des activités de quatorze organismes spécialisés, communément appelés “Dots”, opérant au sein de plusieurs entreprises minières de la République démocratique du Congo.

Dans une correspondance datée du 30 mai 2026 et adressée aux responsables des structures concernées, le ministre a notifié l’arrêt immédiat de leurs activités, invoquant l’expiration des mandats de plusieurs membres de leurs organes de gestion.

Selon le ministère des Mines, ces organismes fonctionnaient désormais en dehors du cadre légal, leurs dirigeants ayant dépassé la durée réglementaire de leur mandat. Une situation jugée incompatible avec les exigences de gouvernance et de transparence imposées à ces structures.

Louis Watum Kabamba affirme avoir pris cette décision dans le but de préserver les intérêts publics et d’assurer une gestion conforme des ressources mises à la disposition de ces organismes. Dans son courrier, il souligne que cette mesure intervient “dans le souci de préserver les intérêts légitimes”, sans préjudice des procédures engagées par la Cour des comptes pour des faits présumés de mauvaise gestion.

Le membre du gouvernement précise également que cette décision a été prise en concertation avec le ministère des Affaires sociales, signe d’une volonté gouvernementale d’assurer un suivi rigoureux de la gouvernance des structures sociales liées au secteur minier.

D’application immédiate, la suspension interdit aux organismes concernés de mener toute activité ou de prendre des décisions engageant leurs ressources durant les soixante prochains jours.
Les autorités présentent toutefois cette mesure comme une disposition conservatoire plutôt qu’une sanction définitive. Elle vise principalement à permettre le renouvellement des organes dirigeants et à rétablir la conformité administrative de ces structures.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par des enquêtes et procédures de contrôle déjà engagées par la Cour des comptes à l’encontre de certains organismes spécialisés. En suspendant temporairement leurs activités, le gouvernement entend assainir leur fonctionnement et renforcer les mécanismes de contrôle.

À travers cette initiative, l’exécutif affiche sa volonté de mettre fin aux pratiques de prolongation irrégulière des mandats et d’imposer le respect strict des règles de gouvernance. Les organismes concernés disposent désormais de deux mois pour régulariser leur situation, sous peine de s’exposer à des mesures administratives plus contraignantes.