DEBOUT CONGOLAIS : les réformes de Louis Watum Kabamba à l’Industrie en phase avec la vision présidentielle

Le lancement du programme présidentiel DEBOUT CONGOLAIS, le 30 juin 2026, marque une nouvelle étape dans la stratégie du Président Félix Tshisekedi. Celle-ci vise à stimuler l’entrepreneuriat, accélérer l’industrialisation et favoriser la création d’emplois en République démocratique du Congo.

Si cette initiative ouvre une nouvelle phase de l’action gouvernementale, plusieurs de ses orientations rappellent des réformes engagées au cours de la première année du Gouvernement Suminwa I. Cela concerne notamment le ministère de l’Industrie et du Développement des PME-PMI, alors dirigé par Louis Watum Kabamba.

Nommé à ce portefeuille le 28 mai 2024, avant d’être appelé à prendre la tête du ministère des Mines, Louis Watum Kabamba a conduit plusieurs réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires, renforcer le financement des petites et moyennes entreprises, promouvoir le contenu local et soutenir la relance industrielle. Par ailleurs, plusieurs de ces initiatives se poursuivent aujourd’hui sous la responsabilité de son successeur.

Des réformes axées sur l’entrepreneuriat et le financement

Selon les données communiquées par le ministère de l’Industrie, le Projet Transforme, financé à hauteur de 300 millions de dollars américains, ambitionne d’accompagner 25 000 entrepreneurs, principalement des jeunes et des femmes. Son potentiel est estimé à plus de 75 000 emplois directs.

Dans le même cadre, 10 000 terminaux électroniques de paiement (TPE) ont été acquis. L’objectif est de contribuer à la modernisation des mécanismes de supervision financière de la Banque centrale du Congo.

Le ministère indique également avoir procédé au paiement de plus de 7 millions de dollars d’arriérés au profit du FOGEC, de l’ANADEC et de l’APROCM. L’objectif est de renforcer les structures chargées d’accompagner les PME.

Par ailleurs, une réforme du mécanisme de financement des structures d’appui a été introduite grâce à un arrêté ministériel. Celui-ci prévoit leur alimentation automatique à travers la redevance sur la sous-traitance.

Toujours selon les chiffres officiels, 300 PME, réparties en deux cohortes, ont bénéficié d’un financement direct. Celui-ci a un impact estimé à 750 emplois directs et 3 750 emplois indirects.

Le programme VIJANA, développé en partenariat avec le FPI et le FOGEC, a également été lancé. Une première enveloppe de 2,5 millions de dollars y est destinée aux jeunes entrepreneurs.

Contenu local et modernisation du secteur industriel

Parmi les réformes engagées figure également la révision de la législation sur la sous-traitance. Celle-ci est présentée comme un levier d’amélioration du climat des affaires.

Le ministère avait également initié un avant-projet de loi sur le contenu local, adopté depuis par les deux chambres du Parlement. Son objectif est d’accroître la participation des entreprises congolaises dans les chaînes de valeur nationales.

Dans le domaine de l’innovation, un investissement annoncé de 9 millions de dollars prévoit l’installation de FabLabs équipés d’imprimantes 3D dans 40 établissements d’enseignement supérieur. L’objectif est de promouvoir le concept d’« Étudiant-Entrepreneur ».

Selon les statistiques publiées par le ministère, 1 385 contrats de sous-traitance, représentant plus de 2 milliards de dollars, ont été attribués à 786 PME congolaises. La supervision a été assurée par l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP).

La digitalisation des services s’est notamment traduite par le lancement de l’assistant virtuel E-Kazi. Celui-ci est destiné à simplifier les démarches de création d’entreprise.

Le ministère met également en avant des programmes de professionnalisation destinés aux « Mamans Malewa », la formation de 2 000 jeunes entrepreneurs via l’ANADEC, ainsi que la création du registre national des artisans et d’une classification officielle des métiers.

Plus de 50 millions de dollars mobilisés pour les projets industriels

Les autorités font également état de plus de 50 millions de dollars mobilisés en faveur de plusieurs projets industriels.

Ces investissements concernent notamment la relance de SUKI dans la filière sucrière, la redynamisation de SOTEXKI dans le textile, les projets cimentiers NEW CIMAIKO et WIH Kasaï Cement, ainsi que le projet de production d’engrais TRIOMF.

Le développement des Zones économiques spéciales (ZES) figure également parmi les chantiers mis en avant. Il s’agit notamment du lancement de la production de Pepsi RDC dans la ZES de Maluku et de l’évolution des projets de Kin Malebo, Kiswishi et Musompo.

Sur le plan réglementaire, le ministère souligne avoir réintroduit le contrôle de conformité des produits grâce à la marque Normes Congo Démocratique (NCD). Il a aussi renforcé la coopération avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) afin de mieux protéger les innovations congolaises.

Une dynamique qui se poursuit

Le lancement du programme DEBOUT CONGOLAIS intervient dans un contexte où plusieurs de ces réformes continuent d’être déployées.

Parmi les chantiers encore en cours figurent notamment l’extension des Guichets uniques de création d’entreprise, la poursuite de la digitalisation des procédures administratives, le renforcement des structures d’appui en provinces. De plus, le développement des nouvelles Zones économiques spéciales est inscrit à l’agenda.

Depuis sa nomination au ministère des Mines, Louis Watum Kabamba poursuit son action dans un secteur considéré comme stratégique pour le financement de l’économie nationale. De leur côté, les réformes engagées lors de son passage au ministère de l’Industrie continuent de servir de base aux politiques publiques. Celles-ci visent à soutenir l’entrepreneuriat, l’industrialisation et la création d’emplois.

Le programme présidentiel DEBOUT CONGOLAIS s’inscrit ainsi dans cette dynamique plus large de transformation économique portée par les institutions de la République. Son ambition est de renforcer durablement le tissu productif national et de favoriser l’émergence d’une économie davantage tournée vers la valeur ajoutée locale.