OCC : Levée de suspension du DG Tshimanga par Paluku

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a annoncé ce lundi 25 mai la levée de la suspension conservatoire qui frappait le Directeur général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Étienne Tshimanga Mutombo.
Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), le ministre a indiqué avoir signé un arrêté mettant officiellement fin à cette mesure conservatoire, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur en RDC.
« La mesure de suspension à titre conservatoire frappant Monsieur Étienne Tshimanga, Directeur Général de l’OCC, est levée par un arrêté que j’ai signé ce lundi 25 mai 2026 », a déclaré Julien Paluku.
Le patron du Commerce extérieur a rappelé que la législation congolaise limite la durée d’une suspension administrative à trois mois, sauf en cas de condamnation définitive. Il a également précisé que le dossier administratif a été transmis à l’autorité compétente pour la poursuite de la procédure.
Selon le ministre, la reprise effective des fonctions d’Étienne Tshimanga interviendra le jeudi 28 mai, sous la supervision du Secrétaire général au Commerce extérieur.
Pour rappel, Étienne Tshimanga Mutombo avait été suspendu à titre conservatoire le 16 février 2026 à la suite d’accusations de graves irrégularités dans la gestion de l’OCC.
Le Directeur général était notamment soupçonné d’avoir mis en place un système informatique parallèle destiné à faciliter l’utilisation frauduleuse de fausses attestations de vérification (AV) dans les opérations d’importation et d’exportation.
Selon le ministère du Commerce extérieur, ce dispositif aurait causé un important manque à gagner pour l’État congolais, avec des pertes financières estimées à plusieurs milliers de dollars américains.
D’autres griefs portaient également sur une gestion jugée chaotique des ressources humaines et financières, ainsi que sur des actes présumés d’insubordination.
Durant la suspension d’Étienne Tshimanga, l’intérim à la tête de l’Office Congolais de Contrôle avait été assuré par Christelle Mwabilu.
Le ministère avait par ailleurs annoncé la mise en place d’une commission de redressement chargée d’assainir la gestion de cet établissement public.
Cette suspension ouvrait également la voie à d’éventuelles poursuites administratives et extra-administratives contre les agents impliqués dans ce dossier.



