
Avant son premier voyage en République démocratique du Congo, Tiakola avait des appréhensions. L’artiste français d’origine congolaise explique que sa perception du pays était alors largement alimentée par les images diffusées à la télévision.
La guerre, les documentaires et les récits autour de la RDC avaient installé chez lui une certaine peur. Une perception qu’il a finalement décidé de confronter à la réalité en se rendant lui-même dans le pays.
« Je me suis décidé à aller au Congo pour la première fois. Au début, c’était compliqué pour moi d’y aller. On se dit : “Il y a la guerre.” Après, il y avait aussi un truc : j’avais peur d’y aller à cause des documentaires à la télé, de ce qu’ils racontent à la télé », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec Sally.
Ce premier séjour va finalement produire l’effet inverse. En découvrant le pays par lui-même, Tiakola dit avoir vu son attachement à la RDC se renforcer considérablement.
« Du coup, j’ai dit : “Vas-y, je ne vais pas regarder ce qu’il y a à travers la télé, je vais voir de moi-même.” Quand j’y suis allé, mon attachement était encore dix fois plus fort. Ça a été une expérience de dingue, incroyable », raconte-t-il.
Depuis, le Congo est devenu une destination régulière pour l’artiste. Il affirme s’y rendre désormais chaque année. Il raconte également y avoir emmené son manager, qui est aussi son meilleur ami, pour un séjour d’un mois.
De cette expérience, Tiakola retient surtout l’importance de découvrir le pays avant de se faire une opinion. Un conseil qu’il adresse à ceux qui, comme lui auparavant, peuvent hésiter à s’y rendre en raison de l’image qu’ils en ont depuis l’étranger.
Le rappeur évoque également le cas de jeunes footballeurs de la diaspora avec lesquels il a échangé. Certains, intéressés par la sélection congolaise, s’interrogent notamment sur son organisation et, plus largement, sur les conditions qu’ils trouveraient en RDC.
Pour Tiakola, la meilleure manière de répondre à ces interrogations reste la même que celle qu’il a choisie pour lui-même, c’est-à-dire se rendre au pays et constater la réalité sur place.
Son premier voyage en RDC aura ainsi transformé une appréhension nourrie à distance en un attachement qui, selon ses propres mots, est devenu « dix fois plus fort ».



