ANSER : cinq ans d’actions publiques pour accélérer l’accès à l’électricité dans le Congo rural

L’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux Rural et Périurbain (ANSER) a publié son Rapport annuel 2025. Ce document retrace cinq années d’actions publiques menées en faveur de l’électrification des zones rurales et périurbaines de la République démocratique du Congo.
Depuis son opérationnalisation en juillet 2020, l’ANSER s’est imposée comme un acteur majeur de la politique énergétique nationale. Sa mission est de réduire les inégalités d’accès à l’électricité entre les centres urbains et les territoires ruraux. Selon le rapport, plus de 60 projets d’électrification ont été initiés dans 53 territoires à travers le pays. Grâce à ces projets, plusieurs localités ont pu accéder pour la première fois à l’éclairage public et à l’électricité domestique. De plus, elles bénéficient de services énergétiques essentiels pour les écoles, les centres de santé et les activités économiques.
Parmi les zones ayant bénéficié de ces interventions figurent notamment Ndjili Brasserie à Kinshasa et Mbatakiela dans le Kongo-Central. Il y a aussi Walungu et Kalehe au Sud-Kivu, Buta dans le Bas-Uele et Kalamba dans le Lualaba. De même, plusieurs localités du Sankuru, de l’Équateur et du Kwilu ont bénéficié des projets. Ces projets ont contribué à améliorer les conditions de vie des populations. Par ailleurs, ils favorisent l’émergence d’activités génératrices de revenus.
Le Directeur général de l’ANSER, Cyprien Musimar Ndele, souligne que plus de 37 millions de dollars américains ont été mobilisés au cours de ce premier quinquennat. Ce montant a servi à financer la construction de centrales solaires photovoltaïques et la réhabilitation d’ouvrages hydroélectriques. De même, il a permis le développement de solutions de raccordement aux réseaux existants.
L’année 2025 a également marqué une étape importante avec l’opérationnalisation du Fonds Mwinda. Ce fonds est présenté comme le principal instrument financier destiné à soutenir les projets d’électrification rurale et périurbaine. Grâce au soutien de partenaires tels que la Banque mondiale et la Global Energy Alliance for People and Planet (GEAPP), plus de 50 millions de dollars américains ont été mobilisés. Ceci a permis de financer de nouveaux programmes d’accès à l’énergie.
Dans son message publié dans ce rapport, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a salué les réformes engagées pour moderniser la gouvernance du secteur énergétique. Il a notamment mis en avant la mise en place d’un cadre réglementaire. Ce cadre permet désormais d’assurer l’exploitation effective des infrastructures énergétiques construites par l’État à travers l’ANSER.
Pour les cinq prochaines années, l’ANSER ambitionne d’accélérer davantage le rythme de l’électrification. Son objectif est de contribuer à faire passer le taux national d’accès à l’électricité de 21 % à 50 % d’ici 2030. Cette stratégie reposera sur le renforcement des partenariats publics et privés. De plus, elle comprend la promotion des énergies renouvelables et le développement des mini-réseaux. Enfin, il est prévu de créer des solutions énergétiques décentralisées adaptées aux réalités des territoires ruraux.
À travers ce rapport, l’ANSER affirme sa volonté de poursuivre ses efforts pour faire de l’électricité un véritable levier de développement économique et social. Cette démarche est au service des populations rurales et périurbaines de la République démocratique du Congo.



