Kinshasa : grève sèche des agents publics pour salaires impayés

À Kinshasa, la division intersyndicale provinciale de l’administration publique urbaine a déclenché, ce mardi 14 avril, une grève sèche touchant l’ensemble des agents et cadres des services publics de la capitale.
Dans un communiqué officiel, l’intersyndicat appelle à une mobilisation générale dès le premier jour du mouvement. Chefs de bureaux et responsables de divisions sont invités à se joindre à cette action, présentée comme une défense des droits des travailleurs.
Leurs revendications concernent le paiement des arriérés de salaires. Les grévistes exigent le règlement de sept mois d’impayés pour l’année 2025, ainsi que le paiement des salaires de janvier et février 2026. Ils conditionnent toute reprise normale des activités à l’apurement complet de la dette salariale.
Pour marquer leur mobilisation, les organisateurs encouragent les participants à se munir de sifflets et de rameaux, symboles visibles de protestation. Par ailleurs, l’intersyndicat indique avoir pris des mesures particulières, notamment en sollicitant les représentations diplomatiques afin qu’elles n’acceptent aucune correspondance émanant de l’administration publique urbaine en date du 14 avril, estimant ces documents non valides en raison de la paralysie des services.
Les responsables syndicaux affirment également avoir saisi les services de sécurité et la police pour encadrer le mouvement et prévenir tout débordement. Selon les initiateurs, cette grève fait suite au non-respect d’un protocole d’accord conclu avec les autorités urbaines. Ils dénoncent l’absence de mise en œuvre des engagements pris et assurent maintenir la pression jusqu’à satisfaction de leurs revendications.



