RDC : Tshisekedi vante une économie “parmi les plus fortes d’Afrique”

Lors de sa conférence de presse tenue mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a insisté sur la performance économique de la République démocratique du Congo, affirmant que le pays figure désormais parmi les cinq premières économies du continent africain.
Le chef de l’État congolais a soutenu que cette position s’est consolidée en dépit du contexte sécuritaire particulièrement difficile dans l’Est du pays, marqué par la persistance des conflits armés. Selon lui, la RDC parvient à maintenir une dynamique économique positive, témoignant d’une certaine résilience face aux crises.
Félix Tshisekedi a également estimé que la croissance économique du pays repose sur une structure en évolution, permettant à la RDC de renforcer progressivement sa place dans les classements africains, y compris face à des économies comme celle de l’Éthiopie.
L’économie congolaise demeure toutefois largement dominée par le secteur extractif. Le cuivre et le cobalt constituent les principales ressources d’exportation et jouent un rôle central dans les performances économiques du pays. À cela s’ajoutent les activités commerciales et les services concentrés dans les grandes agglomérations, qui contribuent également à la dynamique nationale.
Cependant, cette lecture macroéconomique contraste avec la réalité sociale vécue par une large partie de la population. Dans plusieurs régions, les citoyens font face à un pouvoir d’achat limité, à un taux de chômage élevé et à des conditions de vie marquées par la précarité.
Ce décalage entre les indicateurs économiques globaux et le quotidien des ménages reste régulièrement souligné par de nombreux observateurs, qui appellent à une meilleure traduction de la croissance en amélioration concrète des conditions de vie.
Dans un contexte dominé par les enjeux sécuritaires et politiques, cette mise en avant des performances économiques s’inscrit dans la volonté du gouvernement de valoriser les acquis du mandat présidentiel et de rassurer sur la trajectoire économique du pays.



