Delly Sesanga accuse Tshisekedi d’instrumentaliser la guerre pour prolonger son pouvoir

Les déclarations du président Félix-Antoine Tshisekedi sur une possible révision constitutionnelle continuent d’alimenter les réactions au sein de la classe politique congolaise. Parmi les voix les plus critiques figure celle de l’opposant Delly Sesanga, qui accuse le chef de l’État de vouloir préparer son maintien au pouvoir en s’appuyant sur le contexte sécuritaire actuel.
Réagissant à la conférence de presse présidentielle du mercredi 6 mai 2026, le président du parti Envol affirme que Félix Tshisekedi ne cache plus ses intentions concernant une modification de la Constitution et l’éventualité d’un troisième mandat. Selon lui, le pouvoir exploiterait la guerre et l’insécurité persistante dans l’est de la RDC pour justifier une remise en cause de l’ordre constitutionnel.
Dans sa déclaration, Delly Sesanga met en garde contre ce qu’il considère comme une dangereuse dérive politique. Il estime que les tentatives de personnalisation du pouvoir ont, par le passé, entraîné de profondes crises institutionnelles et de lourdes conséquences humaines en République démocratique du Congo.
L’opposant dénonce également l’attitude des autorités face aux défis auxquels le pays est confronté, évoquant un manque de responsabilité et de vision d’État dans la gestion de la situation nationale.
Appelant à la vigilance citoyenne, Delly Sesanga exhorte les Congolais à défendre les acquis démocratiques et à s’opposer à toute initiative susceptible, selon lui, d’ouvrir la voie à une gouvernance autoritaire.
Cette nouvelle sortie illustre la montée des tensions autour du débat constitutionnel relancé par les récentes déclarations du président Tshisekedi, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes crispations.



