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Central Africa Day à l’UNESCO : l’Afrique centrale plaide pour la valorisation de son patrimoine

Réunis ce mardi 28 avril 2026 à la Maison de l’UNESCO, à Paris, les représentants de plusieurs pays d’Afrique centrale ont pris part à la conférence “Central Africa Day”, consacrée à la valorisation du patrimoine culturel et naturel de la sous-région.

Placée sous le thème “Valorisation du patrimoine de l’Afrique centrale pour favoriser son inscription sur la liste du patrimoine mondial”, cette rencontre, organisée par le Groupe africain de l’UNESCO à travers son sous-groupe Afrique centrale, visait à promouvoir les richesses patrimoniales de la région et à renforcer leur reconnaissance à l’échelle internationale.

Au cœur des échanges, plusieurs défis majeurs ont été identifiés à savoir l’identification et le recensement des sites répondant aux standards internationaux, le suivi après inscription au patrimoine mondial notamment en matière de protection, de conservation et de valorisation ainsi que le renforcement des cadres juridiques et administratifs dédiés à la préservation du patrimoine.

Les participants ont également insisté sur le rôle du patrimoine comme levier de développement économique, particulièrement à travers le tourisme, tout en appelant à déconstruire certaines idées reçues selon lesquelles la protection du patrimoine constituerait un frein au développement.

La rencontre a réuni plusieurs délégations de la sous-région, notamment la République démocratique du Congo représentée par son ambassadeur en France, Émile Ngoyi Kasongo, l’Angola avec son ambassadrice auprès de l’UNESCO Maria Cândida Pereira Teixeira, ainsi que le Congo-Brazzaville représenté par Henri Ossebi, ambassadeur délégué permanent auprès de l’UNESCO. Le Cameroun figurait également parmi les pays participants.

À l’issue des discussions, une idée forte s’est dégagée : la nature et la culture sont indissociables dans la préservation du patrimoine. Un message qui traduit la volonté des États d’Afrique centrale de faire du patrimoine un instrument de rayonnement culturel, mais aussi un moteur de développement durable.

“L’Afrique centrale a déjà une voie. Il y a des dynamiques déjà enclenchées, parce que son histoire doit être connue. Cette conférence vise justement à donner les moyens nécessaires pour poursuivre cette marche vers la reconnaissance et la protection du patrimoine”, a déclaré Henri Ossebi.

Au-delà des échanges diplomatiques, cette conférence a surtout permis de renforcer la visibilité de l’Afrique centrale au sein de l’UNESCO et de rappeler que le patrimoine vivant se construit, se transmet et se renouvelle au fil du temps.

Emerode Kamba

Emerode kamba : journaliste, rédacteur Web Strong2Kinmoov, spécialiste en sport & culture, analyste et consultant en communication sportive.

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