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GENOCOST : une grande cérémonie de mémoire annoncée le 2 août à Kinshasa

La capitale congolaise s’apprête à commémorer la Journée nationale du GENOCOST. Le dimanche 2 août, l’esplanade de l’Échangeur de Limete accueillera “BOMOKO”, une grande cérémonie d’hommage aux millions de Congolais victimes des conflits armés et des violences qui ont marqué la République démocratique du Congo au cours des dernières décennies.

Organisée par le Conseil national de la jeunesse de la RDC (CNJ-RDC), cette initiative se veut un moment de recueillement, de solidarité et d’unité nationale. Autorités publiques, organisations citoyennes, jeunes, artistes et citoyens sont invités à se rassembler autour d’un message commun : préserver la mémoire des victimes et réaffirmer l’engagement en faveur de la paix.

Pour cette commémoration, plusieurs artistes de renom ont confirmé leur participation, parmi lesquels Moïse Mbiye, Ferre Gola, Werrason, Innoss’B, Céline Banza et NK Divine. À travers des prestations spécialement conçues pour l’événement, ils rendront hommage aux disparus et porteront un message d’espérance et de résilience.

À quelques jours de cette journée, le président du CNJ-RDC, Claude Mbuyi, appelle les Congolais à se mobiliser massivement pour les différentes activités prévues à travers le pays, en particulier pour la cérémonie de Kinshasa.

“J’invite chaque Congolais à prendre part, ce dimanche 2 août, aux activités commémoratives du GENOCOST organisées sur toute l’étendue du territoire national, et particulièrement à la soirée BOMOKO à l’Échangeur de Limete. Il est temps que ces massacres, ces souffrances et ces graves violations cessent en République démocratique du Congo. La vie de chaque Congolais est sacrée. Le peuple se souvient. Plus jamais seuls”, a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée sur Facebook.

Célébrée chaque 2 août, la Journée nationale du GENOCOST est consacrée au souvenir des millions de Congolais tués, déplacés ou portés disparus à la suite des conflits armés. Cette date renvoie notamment au déclenchement de la deuxième guerre du Congo en 1998, l’un des épisodes les plus meurtriers de l’histoire contemporaine du continent africain.

Au-delà du devoir de mémoire, cette commémoration porte une revendication de justice. Elle appelle à la reconnaissance des crimes commis, à la lutte contre l’oubli et au renforcement des efforts en faveur de la vérité, de la réparation et d’une paix durable en République démocratique du Congo.

La participation à la cérémonie est libre et gratuite. Les organisateurs espèrent une forte mobilisation populaire afin de faire de “BOMOKO” un symbole d’unité nationale et un hommage collectif à toutes les victimes des tragédies qu’a connues le pays.

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