Culture

Déforestation en RDC : Félix Tshisekedi propose trois solutions pour préserver les forêts congolaises

La réduction de la déforestation en République démocratique du Congo passe notamment par une transformation des pratiques agricoles, un meilleur accès à l’électricité et le renforcement du reboisement. Ces trois priorités ont été présentées par le président Félix Tshisekedi, ce vendredi 6 novembre 2026, à Brazzaville, en République du Congo.

Le chef de l’État congolais participait à un forum environnemental organisé à l’occasion de la 40e Journée nationale de l’arbre, couplée au lancement des activités de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036).

Dans son intervention, Félix Tshisekedi a désigné l’agriculture itinérante sur brûlis et l’exploitation du bois-énergie comme les deux principaux facteurs responsables de la disparition des forêts en RDC. « Il faut donc attaquer ces deux problèmes de manière frontale et simultanée », a-t-il déclaré.

Pour limiter l’extension des surfaces agricoles au détriment des forêts, le président de la République préconise d’abord une meilleure exploitation des terres déjà cultivées. Cette approche repose sur la sédentarisation des activités agricoles et le développement de l’agroforesterie, afin d’augmenter la production sans procéder à de nouveaux défrichements.

La deuxième mesure concerne l’accès à l’énergie. Félix Tshisekedi souhaite accélérer l’électrification du pays et encourager des solutions de remplacement au bois de chauffe, encore largement utilisé par les ménages pour leurs besoins domestiques.

« Nous devons accélérer l’accès à l’électricité et développer d’autres moyens, des moyens de substitution, qui vont permettre aux agriculteurs, aux consommateurs, de ne pas utiliser le bois de chauffe pour leur alimentation ou leurs autres besoins domestiques », a-t-il expliqué.

Le troisième axe porte sur la restauration des espaces forestiers. Le chef de l’État entend renforcer les opérations de plantation d’arbres à travers le programme national « La forêt, c’est nous », notamment pour développer des plantations destinées à la production de bois-énergie.

Ces orientations répondent à une pression persistante sur les ressources forestières du pays. Selon le World Resources Institute (WRI), l’agriculture itinérante à petite échelle a représenté 86% de la perte de forêt primaire en RDC entre 2002 et 2025. La collecte du bois de chauffage et la production de charbon constituent également des facteurs importants de cette dégradation.

À Brazzaville, Félix Tshisekedi a par ailleurs défendu le projet du Couloir vert Kivu-Kinshasa, annoncé en janvier 2025. Cette initiative associe la conservation de la biodiversité au développement de l’agriculture durable, des énergies propres et des activités génératrices d’emplois pour les communautés locales.

Le président congolais a également salué la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement, qu’il considère comme une occasion pour les pays concernés de renforcer leurs efforts de restauration forestière.

Cette rencontre de Brazzaville s’est tenue à quelques jours de la COP31, prévue du 9 au 20 novembre 2026 en Turquie, où la préservation des forêts tropicales figure parmi les enjeux climatiques internationaux.

Etienne KAMBALA

Étienne Kambala est web-journaliste et community manager junior. Chaque jour, il combine la production d’articles d’actualité avec l’animation de communautés en ligne. Dans son quotidien, il couvre des sujets variés allant de la culture au sport, en passant par la société et la politique. Il veille à relayer l’information en temps réel, à susciter l’interaction avec les lecteurs et à renforcer la visibilité de Strong2Kin Moov

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