Cadeaux du gouvernement aux Léopards après leur qualification au Mondial : Judith Suminwa répond aux critiques sociales

La controverse autour des cadeaux accordés aux Léopards après leur qualification au Mondial 2026 continue de susciter des réactions en République démocratique du Congo, sur fond de fortes attentes sociales. La Première ministre Judith Suminwa est sortie de sa réserve pour clarifier la position du gouvernement.

Invitée sur TV5 Monde dans le cadre du Journal Afrique ce samedi 18 avril 2026, Judith Suminwa s’est exprimée sur une question qui alimente le débat dans le pays. Les récompenses accordées aux Léopards après leur qualification à la Coupe du monde 2026 divisent l’opinion.

À la suite de cet exploit, le gouvernement a offert des jeeps ainsi que des maisons aux joueurs de la sélection nationale. Cette décision suscite des réactions contrastées. Certains y voient une reconnaissance méritée, d’autres dénoncent une dépense jugée inopportune au regard des réalités sociales.

Face aux critiques, la cheffe du gouvernement a tenu à clarifier la position de l’exécutif. « Il était normal que nous puissions remercier toute l’équipe des Léopards. Cela ne signifie pas que, parce qu’ils ont reçu des cadeaux, l’État ne puisse plus fonctionner pour le bien-être de sa population. »

Judith Suminwa défend un geste symbolique envers une équipe qui a porté haut les couleurs nationales sur la scène internationale. Elle insiste sur la nécessité de ne pas opposer cette reconnaissance aux obligations sociales de l’État.

Dans un contexte marqué par de fortes attentes, cette initiative reste sensible. Une partie de la population estime que ces ressources auraient pu être orientées vers des priorités plus urgentes. Sur une éventuelle nouvelle vague de récompenses en cas de parcours historique au Mondial, la Première ministre temporise. « Il faut savoir faire la part des choses. »

Le débat intervient alors que le pays fait face à des défis persistants, notamment sur le plan sécuritaire dans l’est et sur le terrain social.