
La situation sécuritaire dans l’est de la RDC reste marquée par des tensions persistantes et des défis internes. La Première ministre Judith Suminwa a reconnu publiquement des dysfonctionnements au sein de l’appareil militaire.
Dans un entretien accordé à TV5 Monde ce samedi 18 avril 2026, Judith Suminwa a abordé sans détour la crise sécuritaire. Elle a notamment pointé des failles internes au sein des forces armées. « On a fait face à la traîtrise au sein de l’armée congolaise. »
Cette déclaration intervient dans un contexte de combats répétés dans l’est du pays. Les Forces armées de la République démocratique du Congo sont engagées contre plusieurs groupes armés, dont le Mouvement du 23 mars, régulièrement accusé de bénéficier d’un soutien extérieur, notamment du Rwanda.
Malgré ce climat tendu, la cheffe du gouvernement met en avant des avancées sur le plan diplomatique. Elle évoque des progrès dans les discussions internationales : « Ces accords ont été une victoire diplomatique. »
Judith Suminwa a également réagi aux sanctions internationales, en particulier celles prises par les États-Unis contre certains acteurs du conflit. Elle estime que ces mesures reposent sur une lecture des faits : « Les États-Unis n’ont pas sanctionné en faveur de la RDC, ils ont vu les faits. »
Dans un climat marqué par des violences durables et des failles internes, ces propos reflètent une volonté de faire face à la situation sur le terrain tout en mettant en avant les avancées obtenues sur le plan diplomatique.


