Le gouvernement condamne Fils Mukoko, le CSAC lui impose 88 jours d’embargo

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a infligé, ce mercredi 21 octobre 2026, un embargo médiatique de 88 jours à Fils Mukoko. Dans le même temps, le gouvernement congolais, par la voix de Patrick Muyaya, a fermement condamné les propos tenus par le directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa.
La décision du CSAC est tombée à l’issue d’une réunion d’urgence de son Bureau, présidée par Christian Bosembe. Le régulateur reproche à Fils Mukoko d’avoir encouragé la prise des armes et tenu des propos visant particulièrement les Occidentaux, notamment les ressortissants belges présents en RDC.
Pour le CSAC, ces déclarations constituent une violation manifeste des lois en vigueur et sont contraires aux valeurs fondamentales de la République. Fils Mukoko, membre du parti présidentiel UDPS est également appelé à se présenter dans les bureaux de l’institution pour être auditionné.
La réaction du gouvernement n’a pas tardé. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, a dénoncé des propos qu’il qualifie d’« horreur absolue ».
« Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos tenus par Fils Mukoko. Ils sont d’une horreur absolue et n’engagent nullement le Gouvernement ni aucune autre institution », a-t-il déclaré.
Patrick Muyaya affirme que plusieurs institutions, dont le CSAC et l’Hôtel de ville de Kinshasa, ont été saisies afin que les conséquences nécessaires soient tirées.
Le gouvernement assure par ailleurs qu’il ne tolérera aucun appel à la violence ni aucun discours visant les partenaires occidentaux de la RDC. Il estime que de tels propos peuvent nuire aux efforts engagés avec les partenaires internationaux, notamment la Belgique, en faveur du retour de la paix dans l’est du pays.
Les autorités ont également tenu à rassurer les missions diplomatiques et leur personnel. Patrick Muyaya affirme que des dispositions sont prises pour garantir leur sécurité ainsi que l’inviolabilité de leurs sièges.
Le porte-parole du gouvernement a enfin prévenu que toute personne qui basculerait dans l’extrémisme s’exposerait à « la rigueur de la loi ».



