
La réception d’une délégation de la DRC Fashion Week par la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, mercredi 19 août 2026, a suscité la réaction de Nathalie Eoma. La cofondatrice de l’événement accuse le ministère de chercher à profiter de la visibilité de la 6e édition alors qu’il n’aurait apporté ni soutien financier ni accompagnement à son organisation.
Pour Nathalie Eoma, la communication autour de cette rencontre ne reflète pas les conditions dans lesquelles cette édition de la DRC Fashion Week a été organisée. Elle affirme que le ministère de la Culture n’était pas aux côtés des organisateurs pendant la préparation de l’événement et s’étonne de le voir désormais recevoir une délégation après son succès.
« Là ils nous reçoivent seulement après le succès et le buzz de l’événement, pour prendre cette photo. Aucun soutien financier, aucun accompagnement », a-t-elle dénoncé.
La cofondatrice estime que cette mise en avant pourrait laisser croire que le ministère de la Culture a contribué à la réalisation de l’événement. Une lecture qu’elle conteste catégoriquement.
Selon elle, le soutien gouvernemental à cette 6e édition est resté très limité. « Hormis le ministère de la Communication et des Médias de M. Patrick Muyaya, aucun autre ministère ne nous a réellement soutenus », a-t-elle déclaré.
Nathalie Eoma refuse ainsi que la réussite de la DRC Fashion Week soit associée à des institutions qui, selon elle, n’ont pas répondu présentes lorsque les organisateurs avaient besoin d’appui. « Nous refusons de servir de communication pour faire croire qu’un travail a été fait alors que nous n’avons reçu aucun soutien », a-t-elle ajouté.
De son côté, le ministère de la Culture indique que Yolande Elebe Ma Ndembo a échangé avec la délégation de la DRC Fashion Week autour du bilan de cette 6e édition, organisée sous le thème « La Sape : héritage, identité et renaissance ».
Le ministère affirme également vouloir contribuer à la structuration du secteur de la mode, faciliter l’accès des créateurs aux financements et renforcer la promotion de la création congolaise.
Ces engagements interviennent toutefois après une édition dont Nathalie Eoma affirme que le ministère n’a pas accompagné l’organisation. Sa sortie met ainsi en lumière le décalage qu’elle dénonce entre l’absence d’appui au moment de préparer l’événement et la communication institutionnelle après son succès.


