
La France a officiellement salué l’annonce du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, d’organiser un dialogue national inclusif. Dans un communiqué publié ce lundi, Paris estime que cette initiative constitue un signal fort en faveur du renforcement de la cohésion nationale et de la recherche d’une solution politique durable aux défis auxquels fait face la RDC.
Selon la diplomatie française, ce dialogue, qui devrait être organisé en concertation avec les représentants des principales communautés religieuses et avec l’appui des partenaires régionaux, est de nature à « restaurer la concorde nationale », dans le plein respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Pour Paris, cette annonce traduit la volonté des autorités congolaises de privilégier la voie du dialogue afin de consolider la paix et de répondre aux enjeux politiques et sécuritaires qui continuent de fragiliser le pays et, plus largement, la région des Grands Lacs.
« Ce développement confirme la volonté des autorités congolaises d’œuvrer à une solution politique et une paix durable dans les Grands Lacs », souligne le communiqué. La France estime en outre que l’objectif affiché par Kinshasa de renforcer l’unité nationale et la cohésion du pays, dans le respect des institutions et de la Constitution, vient compléter les efforts diplomatiques déjà engagés sous la médiation des États-Unis, du Qatar et de l’Union africaine, auxquels elle affirme apporter son soutien.
-Un processus appelé à accompagner les efforts de paix-
L’annonce du chef de l’État intervient dans un contexte marqué par une intense activité diplomatique autour de la crise dans l’est de la RDC. Après la signature, à Washington, d’un accord de paix entre Kinshasa et Kigali sous l’égide des États-Unis, les discussions se poursuivent à Doha entre le gouvernement congolais et les représentants de l’AFC/M23 afin de parvenir à un règlement négocié du conflit.
C’est dans cette dynamique que Félix Tshisekedi entend ouvrir un cadre de concertation interne réunissant les principales composantes de la nation. L’objectif affiché est de renforcer la cohésion nationale, de consolider l’unité du pays et de favoriser un consensus autour des grands défis politiques, institutionnels et sécuritaires auxquels la RDC est confrontée.
-Un rôle clé confié aux confessions religieuses-
Le président congolais a choisi de s’appuyer sur les principales communautés religieuses pour faciliter l’organisation de ce dialogue. Leur implication est perçue comme un gage de crédibilité et d’inclusivité, les Églises ayant souvent joué un rôle de médiation lors des grandes crises politiques que le pays a connues, notamment dans le cadre de l’Accord de la Saint-Sylvestre de 2016.
Si les contours du futur dialogue restent encore à préciser, son annonce suscite déjà un vif intérêt au sein de la classe politique et de la société civile. Plusieurs acteurs attendent des clarifications sur les modalités du processus, les participants ainsi que les questions qui seront inscrites à l’ordre du jour.
En apportant son soutien à cette initiative, la France réaffirme sa position en faveur d’une résolution politique des crises qui secouent la République démocratique du Congo. Paris considère que la réussite de ce dialogue national, en complément des médiations régionales et internationales en cours, pourrait constituer une étape déterminante vers une paix durable et une stabilité renforcée dans les Grands Lacs.


