RDC : le Sénat dresse un bilan jugé satisfaisant de la session de mars 2026

Le Sénat de la République démocratique du Congo a clôturé sa session ordinaire de mars 2026 sur un bilan qualifié de globalement positif par son président, Jean-Michel Sama Lukonde. Au total, 17 projets de loi ont été adoptés, en plus de plusieurs actions de contrôle parlementaire et d’auditions menées pour renforcer la redevabilité dans la gestion des affaires publiques.

Durant trois mois de travaux, les sénateurs se sont penchés sur des dossiers majeurs touchant notamment à la sécurité, la justice, les finances publiques, la paix, l’intégration régionale et la coopération internationale. Parmi les textes adoptés figure la proposition de loi organique relative à l’organisation du référendum en RDC. Adopté avec amendements par rapport à la version de l’Assemblée nationale, le texte devra encore être harmonisé avant sa promulgation.

Pour Sama Lukonde, cette réforme constitue une avancée importante dans la consolidation démocratique du pays, estimant qu’elle renforce l’exercice de la souveraineté populaire conformément à la Constitution.

Sur le plan du contrôle parlementaire, la Chambre haute a enregistré six questions orales avec débat, une question d’actualité et sept questions écrites. Les discussions ont porté sur des enjeux variés, allant de la qualité de l’enseignement supérieur à la gestion des finances publiques provinciales, en passant par la réforme administrative, la sécurité foncière et le développement agricole.

Une question d’actualité, introduite par le sénateur Clément Muya Muboyayi, a notamment interpellé le ministre de la Justice sur la délivrance des permis de culte aux associations religieuses et la gestion du fonds FRIVAO.

Les questions écrites ont, quant à elles, abordé des problématiques liées à la paie des enseignants via la DINACOPE, la sécurité aérienne, la gouvernance des marchés publics, la sous-traitance dans le secteur privé, ainsi que le retard dans la ratification de certains instruments internationaux de la SADC et de l’OIT.

Le président du Sénat a enfin salué l’implication des commissions permanentes, qu’il considère comme un pilier du travail législatif et du contrôle parlementaire. À travers auditions et examens approfondis des textes, ces structures ont, selon lui, contribué à renforcer la transparence et la redevabilité au sein de l’administration publique.