
La riposte contre Ebola franchit une nouvelle étape en Ituri. En visite à Bunia, l’une des zones les plus touchées par l’épidémie en République démocratique du Congo, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a inauguré dimanche 31 mai 2026 un nouveau centre de traitement destiné à renforcer la prise en charge des patients atteints du virus.
Cette infrastructure sanitaire vise à améliorer les conditions d’accueil, d’isolement et de suivi médical des malades, alors que les autorités sanitaires intensifient leurs efforts pour freiner la propagation de l’épidémie. Sa mise en service intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par l’absence de vaccin et de traitement homologués contre la souche Bundibugyo, responsable de la flambée actuelle.
Pour les équipes engagées sur le terrain, ce centre représente un outil essentiel dans la lutte contre la maladie. Il permettra de renforcer les capacités de réponse, d’optimiser la prise en charge des patients et d’augmenter leurs chances de survie. Cette réalisation s’inscrit dans le cadre du renforcement des infrastructures sanitaires déployées par le gouvernement congolais, avec l’appui de ses partenaires internationaux, afin d’améliorer la détection, le traitement et le suivi des cas tout en réduisant les risques de transmission au sein des communautés.
Six patients déclarés guéris
Parallèlement, les autorités sanitaires annoncent une évolution encourageante de la situation en Ituri, où six patients ont déjà été déclarés guéris depuis la résurgence de l’épidémie. Pris en charge dans les structures spécialisées avec le soutien des partenaires de la riposte, ces malades ont bénéficié d’un suivi médical adapté ayant conduit à leur rétablissement complet.
Ces guérisons constituent un signal positif dans un contexte où la méfiance de certaines communautés envers les centres de traitement demeure persistante. Elles démontrent que ces structures sont en mesure d’offrir des soins efficaces et de sauver des vies. Les personnes rétablies reçoivent d’ailleurs des certificats officiels attestant qu’elles ne sont plus porteuses du virus.
Selon les acteurs de la riposte, l’augmentation du nombre de survivants contribue progressivement à restaurer la confiance de la population envers les équipes médicales et les dispositifs sanitaires mis en place.
Les autorités saluent également l’engagement du personnel soignant, mobilisé en première ligne face à l’épidémie, tout en appelant les communautés à collaborer davantage avec les services de santé pour contenir efficacement la propagation du virus.
D’après les dernières données disponibles, l’épidémie a déjà entraîné des centaines de cas suspects et plus de deux cents décès suspects en République démocratique du Congo. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu figurent parmi les zones les plus affectées.


