
Le procès de la chanteuse congolaise Rebo s’ouvrira ce jeudi 28 mai 2026 devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema siégeant en audience foraine. Cette affaire très médiatisée concerne également plusieurs militaires arrêtés dans le cadre d’une présumée séance de torture filmée puis diffusée sur les réseaux sociaux.
Au total, treize militaires comparaîtront devant la justice pour torture, extorsion, concussion et violation des consignes militaires. D’autres suspects recherchés dans ce dossier restent encore en fuite. De son côté, l’artiste est poursuivie pour incitation des militaires à poser des actes contraires à la loi ainsi qu’à la discipline militaire.
L’affaire avait provoqué une onde de choc en RDC après la diffusion d’une vidéo largement relayée sur internet. Les images montraient la chanteuse donnant des instructions à des éléments de la Police Militaire pour infliger des sévices à un jeune homme présenté comme son chauffeur et accusé de vol. La séquence avait dépassé les millions de vues et déclenché une vague d’indignation dans l’opinion publique.
À la suite de cette polémique, le ministère de la Justice avait ordonné l’ouverture d’une procédure judiciaire. L’auditeur militaire avait convoqué Rebo le 27 avril 2026 avant d’entendre ses avocats qui avaient présenté leurs moyens de défense. L’ouverture du procès ce jeudi marque une nouvelle étape dans ce dossier suivi de près par les médias et une partie de l’opinion publique congolaise.


