
Le Trésor américain a annoncé ce jeudi 30 avril 2026 des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila. Washington l’accuse de soutenir des groupes armés, dont le M23 et l’AFC, dans le but de déstabiliser les institutions en RDC.
Selon les autorités américaines, l’ex-chef de l’État aurait entretenu des liens avec ces mouvements et aurait séjourné à Goma l’année dernière sous la protection du M23. Ces éléments sont avancés dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’Est du pays.
Dans un communiqué, le secrétaire au Trésor Scott Bessent déclare que Donald Trump « ouvre la voie à la paix en République démocratique du Congo » et avertit que « ceux qui continuent de semer l’instabilité devront répondre de leurs actes ». Il précise que le Trésor entend utiliser tous les leviers disponibles pour préserver les engagements pris à Washington.
Les sanctions impliquent le gel des avoirs éventuels de Joseph Kabila sous juridiction américaine. Elles interdisent également toute transaction financière avec des citoyens ou entités américaines. C’est la première fois que le président honoraire est directement visé par une telle mesure.
Parallèlement, sur le plan national, la justice militaire à Kinshasa a condamné Joseph Kabila à la peine de mort par contumace. Il a été reconnu coupable de crimes de guerre, de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel. Ses biens et propriétés en RDC sont concernés par des procédures de saisie.


