Fils Mukoko arrêté à Kinshasa, Guillaume Ngefa annonce son procès

Le dossier Fils Mukoko passe désormais devant la justice. Après les sanctions administratives et médiatiques prises à son encontre, l’ancien responsable de la Régie d’assainissement de Kinshasa a été arrêté jeudi 22 octobre 2026. Le ministre d’État chargé de la Justice, Guillaume Ngefa, assure qu’il devra désormais répondre de ses propos devant les juridictions compétentes.
À l’origine du dossier, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux dans laquelle Fils Mukoko évoque notamment la distribution d’armes à la population et s’en prend aux ressortissants occidentaux présents en RDC. Il annonce également un sit-in devant l’ambassade de Belgique à Kinshasa. Ces déclarations ont rapidement provoqué des réactions au sein des institutions.
Dès le 21 octobre, Guillaume Ngefa avait demandé au procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire. Vingt-quatre heures plus tard, le ministre a confirmé l’arrestation de Fils Mukoko lors d’un briefing de presse à Kinshasa.
« Que vous soyez de l’UDPS ou pas, il faut que vous soyez jugé. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Et il sera jugé », a déclaré le ministre de la justice, qui estime que les réseaux sociaux ne peuvent servir de cadre aux appels à la haine et à la violence.
Avant son arrestation, Fils Mukoko avait déjà perdu ses fonctions à la RASKIN. Suspendu dans un premier temps, il a ensuite été révoqué de son poste de directeur général adjoint chargé des questions techniques par le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba. Il occupait cette fonction depuis avril 2025 et assurait l’intérim à la tête de la régie depuis juin 2026.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication lui a également imposé un embargo médiatique de 88 jours, lui interdisant notamment de s’exprimer dans les médias et sur les réseaux sociaux pendant cette période.
Sur le terrain politique, l’UDPS a pris ses distances avec son membre. Le parti présidentiel affirme que Fils Mukoko n’occupe aucune fonction dans ses structures et condamne toute initiative visant à distribuer des armes à la population en dehors du cadre légal. La formation politique a également réaffirmé son attachement à la non-violence.



