Grand Prix du Rwanda : Lewis Hamilton célèbre le retour annoncé de la F1 en Afrique et appelle à la paix en RDC

« Libérer le Congo, le Soudan, la Syrie et la Palestine. » Lewis Hamilton a dépassé le cadre sportif jeudi 22 octobre 2026 à Austin. Le pilote britannique de Ferrari, septuple champion du monde de Formule 1, a profité d’une conférence de presse avant le Grand Prix des États-Unis pour évoquer plusieurs crises internationales, dont celle qui touche l’Est de la RDC.
Cette prise de position est survenue alors que la Formule 1 prépare son retour en Afrique. Le Rwanda a récemment obtenu un accord de dix ans pour accueillir un Grand Prix au début des années 2030, sur un nouveau circuit qui doit être construit à Bugesera.
Hamilton est l’un des principaux défenseurs d’un retour de la F1 sur le continent, absent du calendrier depuis 1993. Pour lui, cette nouvelle étape ne concerne pas seulement le Rwanda. « C’est plus qu’un seul pays. Il s’agit du continent lui-même », a-t-il déclaré.
Le Britannique reconnaît néanmoins que le projet rwandais suscite des préoccupations. Sans contester le choix de Kigali, il estime qu’il faut regarder le contexte dans lequel cette course sera organisée. « Aller là-bas ne signifie pas que l’on néglige ce qui s’y passe », a-t-il insisté.
Hamilton a aussi regretté le manque de connaissance de l’histoire africaine dans certains pays occidentaux. Selon lui, parler du continent aujourd’hui suppose également de comprendre le colonialisme, ses conséquences et les crises qui continuent d’affecter plusieurs populations.
Son appel en faveur du Congo intervient alors que Kinshasa conteste l’attribution du Grand Prix au Rwanda. La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a récemment saisi de nouveau les responsables de la Formule 1 pour rappeler la position de la RDC sur ce dossier, dans un contexte toujours marqué par les tensions entre Kinshasa et Kigali.



