
Le président Félix Tshisekedi a réaffirmé, jeudi 22 octobre 2026 à Luanda, les conditions posées par la RDC à tout éventuel transfert des eaux du bassin du Congo. Parmi elles figurent la consultation du peuple congolais par référendum et des garanties scientifiques sur les conséquences d’un tel projet.
Le chef de l’État s’exprimait à la 4ème Biennale de Luanda, consacrée notamment à la gouvernance de l’eau en Afrique, à la coopération transfrontalière et à la prévention des conflits.
« Aucun engagement ne saurait être envisagé sans le respect de notre Constitution et de nos lois. Nous maintenons comme condition la consultation du peuple congolais par référendum et des garanties scientifiques rigoureuses quant à la préservation des intérêts de notre pays et de ses équilibres écologiques », a déclaré Félix Tshisekedi.
La question du transfert des eaux du bassin du Congo est ancienne. Parmi les projets étudiés figure celui visant à acheminer une partie des eaux de l’Oubangui, affluent du fleuve Congo, vers le lac Tchad. Une étude de faisabilité achevée en 2011 pour la Commission du bassin du lac Tchad avait examiné plusieurs scénarios.
À Luanda, le Chef de l’État n’a pas fermé la porte à toute discussion sur un éventuel transfert. Il a cependant rappelé que la RDC ne prendra aucun engagement sans respect de sa législation, consultation populaire et garanties scientifiques suffisantes. Toute coopération devra également préserver les intérêts du pays et ses équilibres écologiques.



