Kinshasa sous pression : la circulation étouffée par les grands événements de la journée

La capitale congolaise a connu un véritable casse-tête ce vendredi 31 juillet. De gigantesques embouteillages ont paralysé plusieurs axes stratégiques de Kinshasa, en raison de la convergence de cérémonies de collation des grades, d’obsèques et de nombreux stationnements anarchiques.

L’avenue de la Libération (ex-24 Novembre) a été l’un des principaux points noirs de la journée. La cérémonie de collation des grades organisée à l’Université Protestante du Congo (UPC), combinée à la forte affluence enregistrée à la morgue du Cinquantenaire et à la salle mortuaire Ave Maria, a considérablement ralenti la circulation.

Les répercussions se sont rapidement fait sentir sur le boulevard Triomphal ainsi que sur les avenues Kasa-Vubu et de la Libération, où des files interminables de véhicules se sont formées. De nombreux usagers ont passé plusieurs heures dans les embouteillages, tandis que d’autres ont préféré terminer leur trajet à pied.

Cette situation a également favorisé certaines pratiques décriées dans le transport en commun. Plusieurs chauffeurs ont écourté leurs itinéraires en imposant des « demi-terrains » et en augmentant les tarifs, au grand désarroi des passagers.

Face à cette nouvelle paralysie, les habitants dénoncent un manque d’organisation. Ils estiment qu’une meilleure planification des grands événements, accompagnée d’un dispositif efficace de régulation de la circulation et du stationnement, permettrait de réduire les perturbations sur ces axes névralgiques.

Une fois de plus, les difficultés de mobilité à Kinshasa mettent en évidence les défis de la gestion urbaine dans une métropole où les grands rassemblements continuent d’avoir un impact considérable sur le quotidien de la population.