Procès Rebo : après les débats, le tribunal fixe la date des plaidoiries

Le procès de la chanteuse congolaise Déborah Mulanga, alias Rebo Tchulo, a connu un nouveau rebondissement jeudi devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema. Au centre des échanges, les conclusions des experts des sociétés de télécommunications, dont les explications ont donné lieu à une vive confrontation entre la partie civile et la défense.

Rebo est poursuivie par le parquet militaire pour incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Entendus à la barre, les représentants des opérateurs de télécommunications ont répondu aux réquisitions techniques du tribunal concernant les communications liées aux événements des 17 et 18 avril 2026. L’un des experts a notamment indiqué que le numéro communiqué par la chanteuse était enregistré au nom d’un abonné résidant à l’intérieur du pays et non à Kinshasa.

Cette précision a immédiatement été exploitée par la partie civile. L’avocat de la victime, Platini Sadisa, a estimé que la prévenue avait trompé la justice. « Elle a menti à votre tribunal, M. le président. Votre tribunal devra en tenir compte le moment venu », a déclaré Me Meya.

La défense a fermement rejeté cette accusation. Selon Me Jean-Marie Kabengela, aucun élément ne permet d’affirmer que sa cliente a fait de fausses déclarations devant les juges. « Ma cliente n’est pas menteuse et n’a pas menti au tribunal », a-t-il répliqué.

Après avoir entendu les experts et les observations des différentes parties, le tribunal a considéré que l’instruction était arrivée à son terme. « Le tribunal est suffisamment éclairé sur l’ensemble des éléments. La conclusion découlera des procès-verbaux, des autres pièces du dossier ainsi que des éléments recueillis au cours de l’instruction », a déclaré le capitaine Guy Kwesh, président du tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema.

Estimant disposer de tous les éléments nécessaires, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema a clos les débats et renvoyé l’affaire au jeudi 6 août 2026 pour les plaidoiries des différentes parties, une étape qui précédera le verdict.