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Après les violences du sit-in, Bruxelles et l’UE réclament toute la vérité

Les réactions internationales se multiplient après les violences survenues le 12 juin à Kinshasa en marge du sit-in de l’opposition contre un éventuel projet de révision constitutionnelle. La Belgique, l’Union européenne et les organisations de défense des droits humains appellent les autorités congolaises à faire toute la lumière sur les événements.

La première à réagir a été Human Rights Watch. Sa directrice de la division Crises, conflits et armements, Ida Sawyer, a dénoncé des affrontements ayant opposé manifestants, forces de sécurité et militants de la Force du progrès. Selon elle, plusieurs personnes, dont des leaders de l’opposition comme Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga, ont été blessées.

De son côté, la Belgique a condamné les violences et rappelé que la liberté de manifester pacifiquement constitue un principe fondamental de toute démocratie. Bruxelles demande une enquête impartiale afin d’établir les responsabilités dans les incidents qui ont également entraîné le saccage de sièges de partis politiques.

L’Union européenne a exprimé la même préoccupation. Tout en saluant l’engagement des autorités à enquêter, elle les exhorte à garantir la transparence et à poursuivre les auteurs des violences afin de favoriser l’apaisement du climat politique.

Sur le terrain, l’Alliance pour le changement de Jean-Marc Kabund affirme avoir enregistré près de 190 blessés graves et accuse la police ainsi que la Force du progrès d’avoir participé à la répression. Martin Fayulu évoque pour sa part un bilan provisoire de deux morts, une version rejetée par les autorités congolaises.

Face aux divergences sur le bilan et les circonstances des événements, la Commission nationale des droits de l’homme a annoncé l’ouverture de ses propres investigations. Pour l’opposition et les organisations de défense des droits humains, seule une enquête indépendante et transparente permettra d’établir les faits et de dissiper les nombreuses zones d’ombre qui entourent cette journée de tensions.

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