RDC : Enlèvement de Bel’ami Kapenda – Le PPRD cible d’une répression croissante

Le climat politique en République Démocratique du Congo s’assombrit davantage après un nouvel enlèvement. Dans la nuit du 24 au 25 février, Bel’ami Kapenda, figure reconnue de l’événementiel à Kinshasa et responsable des relations publiques de la Ligue des Jeunes du PPRD pour la circonscription de la Lukunga, a été enlevé à Gombe par des agents présumés de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR).

À ses côtés, Grâce Ketikpa, communicateur du même parti, a également été interpellé. Selon des témoins, aucune présentation de mandat ni explication n’a été faite, et aucun lieu de détention n’est connu à ce jour. Les deux hommes demeurent introuvables.

Ils auraient été arrêtés le même jour que Claude Mashala, un autre cadre influent du parti, lui aussi interpellé récemment par les services de sécurité.

Une opposition sous pression

Ce nouvel épisode intervient dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions entre le pouvoir en place et le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), héritier politique de l’ère Joseph Kabila. Pour de nombreux observateurs, ces arrestations ciblées s’inscrivent dans une stratégie de répression politique.

Des accusations de collusion avec les rebelles du M23 – soutenus par le Rwanda – sont régulièrement portées contre certains proches de l’ancien président, sans que des preuves tangibles ne soient rendues publiques. L’opposition dénonce des poursuites politisées et une tentative de discrédit orchestrée par le régime.

Silence des autorités

À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée concernant les enlèvements de Bel’ami Kapenda et Grâce Ketikpa. Pour la famille Kapenda et la direction du PPRD, ce silence équivaut à un aveu de complicité tacite ou à une volonté de banaliser ces disparitions forcées à caractère politique.

Mobilisation et appels à la vigilance

La situation suscite l’indignation. Des ONG de défense des droits humains, des acteurs de la société civile et des militants politiques réclament la libération immédiate des personnes arrêtées et appellent à la mobilisation citoyenne.

« Ce n’est plus seulement la démocratie congolaise qui vacille, c’est l’État de droit lui-même qui est en danger », confie un militant joint par Strong2kin Moov.

Strong2kin Moov poursuivra son suivi de cette affaire et continuera de relayer les appels en faveur de la vérité, de la justice et des libertés fondamentales dans un contexte politique de plus en plus tendu.

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