
L’affaire opposant Fally Ipupa à Collette Mutuzaa connaît une nouvelle évolution judiciaire. Quelques semaines après le communiqué publié le 8 septembre 2026 par le consortium d’avocats de l’artiste congolais, une première arrestation est intervenue à Kinshasa dans le cadre des démarches engagées autour de ce dossier.
La chroniqueuse musicale Virginie Manganga a été interpellée après avoir animé sur TikTok un live au cours duquel elle avait donné la parole à Collette Mutuzaa. Elle aurait également tenu plusieurs propos concernant la relation présumée entre cette dernière et Fally Ipupa, une affaire que les conseils du chanteur considèrent comme relevant notamment de sa vie privée et de la protection de sa réputation. Elle est actuellement détenue au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, communément appelé prison de Makala.
Dans leur communiqué, les avocats de Fally Ipupa avaient clairement annoncé que leurs démarches ne concerneraient pas uniquement Collette Mutuzaa. Ils indiquaient également que des poursuites étaient engagées contre certaines personnes ayant contribué à la diffusion ou à l’amplification des contenus liés à cette affaire. « Les poursuites sont en cours à l’encontre des personnes ayant relayé ou amplifié les publications, ainsi que des personnes ayant organisé des lives TikTok avec Madame Collette Mutuzaa en rapport avec cette affaire, tant à Kinshasa qu’à Paris », peut-on lire dans le communiqué.
Le consortium ajoutait qu’il poursuivrait également toute personne qui continuerait à relayer sur les réseaux sociaux les publications de Collette Mutuzaa. Les avocats avaient par ailleurs annoncé une coordination de leurs démarches entre Melbourne, Kinshasa et Paris.
S’exprimant sur cette affaire, Me Dorothée Madiya, l’une des avocates de Fally Ipupa, a défendu le recours à la justice tout en rappelant les limites qui, selon elle, doivent accompagner l’exercice de la liberté d’expression.
« La liberté de la presse et la liberté d’expression sont des principes fondamentaux, mais elles ne constituent pas une immunité permettant de diffuser n’importe quelle accusation ou de porter atteinte aux droits d’une personne », dit-elle en conférence de presse le 30 septembre dernier.
Les conseils de Fally Ipupa avaient également insisté dans leur communiqué sur le fait que « les réseaux sociaux et les médias ne sauraient se substituer aux autorités judiciaires lorsqu’une situation appelle un examen juridique des faits ».
La procédure suit désormais son cours, tandis que d’autres personnes ayant relayé, amplifié ou organisé des contenus autour de l’affaire Collette pourraient également être concernées (à Kinshasa et à Paris) par les démarches annoncées par le consortium d’avocats.
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