
Vingt-quatre heures seulement après son interpellation, dimanche 30 août en Tanzanie, la TikTokeuse congolaise Denyse Dussauchoy a été ramenée manu militari à Kinshasa.
L’affaire suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Si une partie de la population se réjouit de cette arrestation, certains membres de l’opposition dénoncent une instrumentalisation politique, tandis que d’autres s’interrogent sur la rapidité de la procédure, au moment où le dossier Bénie Mukena semble piétiner depuis près d’un mois.
Joël Amisi, frère de Vally Amisi, le jeune entrepreneur congolais assassiné en avril dernier, a réagi sur le réseau social X pour exprimer son indignation.
Établissant un parallèle entre les deux affaires, il s’interroge sur la différence de célérité observée dans le traitement des deux dossiers.
Bénie Mukena, principal suspect recherché dans l’affaire du meurtre de Vally Amisi, a été appréhendé à Brazzaville, sur l’autre rive du fleuve Congo. Près d’un mois après son arrestation, il n’a toujours pas été extradé vers Kinshasa.
« 24 heures pour Dussauchoy, mais un mois pour Bénie Mukena. Merci pour cette démonstration d’efficacité. Nous savons désormais que le problème n’est peut-être pas la procédure, mais la volonté », a écrit Joël Amisi.
À travers cette réaction, le frère de la victime remet en cause la lenteur observée dans le dossier Bénie Mukena et réclame implicitement la même diligence que celle constatée dans le cas Denyse Dussauchoy. L’attente autour de son extradition continue ainsi d’alimenter les interrogations sur l’évolution de l’enquête concernant l’assassinat de Vally Amisi.
RM LA FLEUR DU BÉTON


