Changement de la Constitution : Grâce Kutino maintient son plaidoyer malgré les divergences

La ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino, continue de défendre l’idée d’un changement de la Constitution, qu’elle juge nécessaire pour mieux répondre aux aspirations de la jeunesse congolaise. Ce mercredi 12 août 2026, elle a poursuivi son initiative « Oui, je le veux » à travers une marche organisée de la place Limete au Centre culturel de Kinshasa.

Au terme de cette mobilisation, une déclaration a été adressée au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Devant les jeunes présents, la ministre a réaffirmé son plaidoyer en faveur d’une refondation de l’État, qui passerait notamment, selon elle, par une réforme constitutionnelle.

« Oui, je le veux, c’est pour la refondation de l’État, c’est pour une Constitution pure et saine […] », a déclaré Grâce Kutino.

La ministre a également insisté sur la nécessité d’accorder davantage de place aux jeunes dans les institutions publiques.

« Nous sommes 70 % de la population, mais la jeunesse n’est pas représentée dans les institutions publiques. La jeunesse congolaise, Monsieur le Président, vous fait confiance », a-t-elle affirmé.

Abordant également la question du dialogue, Grâce Kutino a plaidé pour des discussions tournées vers l’intérêt général. « La jeunesse dit oui, je le veux pour un dialogue en faveur du peuple et non au profit des individus », a-t-elle ajouté.

Si la marche a mobilisé plusieurs jeunes dans les rues de Kinshasa, elle ne suffit toutefois pas à établir que cette position est partagée par l’ensemble de la jeunesse congolaise. Le sujet continue d’ailleurs de susciter des réactions divergentes, notamment sur les réseaux sociaux.

Certains internautes soutiennent la démarche de Grâce Kutino et considèrent qu’une réforme constitutionnelle pourrait offrir une meilleure représentation aux jeunes dans les institutions. D’autres rejettent cette approche et contestent l’idée de présenter la jeunesse congolaise comme favorable au changement de la Constitution.

Ces réactions montrent que, malgré le plaidoyer maintenu par la ministre, la question d’une éventuelle réforme constitutionnelle reste loin de faire l’unanimité au sein de la jeunesse congolaise.