Ebola en RDC : Washington appelle à une mobilisation internationale et annonce 242 millions USD supplémentaires

Face à une épidémie d’Ebola qui continue de progresser en République démocratique du Congo, les États-Unis estiment qu’une réponse mondiale plus forte est nécessaire. En plus d’annoncer une nouvelle contribution de 242 millions de dollars, Washington invite les autres partenaires à accroître leur soutien afin d’éviter une aggravation de la crise.

Dans un communiqué publié le mercredi 5 août, le gouvernement américain souligne que cette nouvelle enveloppe servira à financer les opérations de riposte, les activités de préparation ainsi que l’assistance humanitaire. Avec ce financement, l’aide directe des États-Unis consacrée à la lutte contre Ebola dépasse désormais 512 millions de dollars.

Le Département d’État américain précise que les fonds seront orientés vers plusieurs priorités, notamment le renforcement de la surveillance épidémiologique, le dépistage aux frontières, l’amélioration de la prise en charge des personnes infectées et la sensibilisation des communautés afin de réduire les résistances aux interventions sanitaires.

Washington affirme que les investissements déjà réalisés ont produit des résultats concrets. Les programmes soutenus par les États-Unis auraient permis de réaliser 8,6 millions de dépistages, de sensibiliser plus d’un million de personnes, de soutenir 180 centres de santé et d’améliorer les capacités de diagnostic de 11 laboratoires.

Les autorités américaines saluent également les efforts entrepris par l’Ouganda pour empêcher la propagation du virus au-delà de ses frontières. Elles estiment que les dispositifs de surveillance mis en place dans ce pays contribuent à limiter les risques de transmission régionale.

Alors que la République démocratique du Congo demeure au cœur de cette flambée d’Ebola, Washington assure qu’il poursuivra son appui aux autorités congolaises tout en appelant la communauté internationale à intensifier sa mobilisation face à une urgence sanitaire qui continue de menacer la région.