
En intégrant « Kita Mata » à son album XX, Fally Ipupa ne revisite pas seulement un classique de la rumba congolaise. Il pose un acte de mémoire en rendant hommage à Josky Kiambukuta, l’une des plus grandes voix du genre, mais aussi à sa mère, qui vouait une affection particulière à cette chanson.
Parue en 1987 sous les couleurs du TP OK Jazz de Franco Luambo, « Kita Mata » a marqué plusieurs générations. Avec cette nouvelle version, Fally conserve l’essence du morceau tout en lui apportant une sonorité actuelle, preuve que les chefs-d’œuvre traversent le temps.
Au cœur de cette œuvre se cache un récit universel : celui d’un homme bouleversé par l’amour. Entre passion, souffrance, jalousie et perte de contrôle, la chanson décrit les émotions qui accompagnent les sentiments les plus profonds.
Le célèbre refrain « Pasi ya bolingo ezalaka nde somo » (« La souffrance amoureuse est terrible ») résume à lui seul toute la force du morceau. Un message qui continue de toucher les mélomanes près de quarante ans après sa création.
À travers cette reprise, Fally Ipupa ne cherche pas à remplacer l’original. Il célèbre l’héritage de Josky Kiambukuta, transmet un pan de la culture musicale congolaise aux jeunes générations et rappelle que la rumba demeure un patrimoine vivant, capable d’émouvoir à chaque époque.


