
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a officiellement ouvert la voie à un dialogue national inclusif destiné à renforcer la cohésion interne face aux défis sécuritaires et politiques que traverse la République démocratique du Congo. L’annonce a été faite vendredi 17 juillet à Kinshasa, à l’issue d’une audience accordée aux responsables de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de l’Église de Réveil du Congo (ERC).
Au cours de cette rencontre, les représentants des trois principales confessions religieuses ont échangé avec le chef de l’État sur la crise sécuritaire dans l’est du pays ainsi que sur les moyens de consolider l’unité nationale. Si les contours de cette initiative restent à définir, des interrogations subsistent quant à une éventuelle participation de personnalités condamnées par la justice, notamment l’ancien président Joseph Kabila, ou encore de représentants de l’AFC-M23.
S’exprimant au nom de la délégation religieuse, le cardinal Fridolin Ambongo a expliqué que cette démarche s’inscrit dans la continuité des initiatives diplomatiques déjà entreprises par le président Tshisekedi auprès de plusieurs dirigeants de la sous-région.
“Nous avons échangé avec le président de la République. Cet entretien fait suite aux initiatives que lui-même avait déjà prises, en allant à la rencontre du chef de l’État du Burundi et puis celui du Congo-Brazzaville. Ce sont des échanges qui ont porté essentiellement sur des sujets d’intérêt national”, a déclaré le cardinal.
Pour les responsables religieux, la priorité demeure le renforcement de l’unité nationale afin de faire face à l’agression dont la RDC affirme être victime dans sa partie orientale.
“Notre pays a besoin de communion entre les filles et les fils du Congo. Comment pouvons-nous faire face à une telle agression si nous sommes divisés entre nous ?”, a interrogé l’archevêque de Kinshasa.
Selon le cardinal Ambongo, le chef de l’État a désormais arrêté son choix en faveur d’une concertation nationale. “Face aux enjeux, le chef de l’État a levé l’option d’engager notre pays dans un dialogue entre les filles et les fils du Congo, un dialogue inclusif, naturellement, aux conditions qui se préciseront chemin faisant”, a-t-il annoncé.»
Les modalités, le calendrier et les participants à ce dialogue restent encore à être définis. En privilégiant cette approche, Félix Tshisekedi entend faire de la cohésion nationale un levier politique pour répondre à la guerre dans l’est du pays et aux défis de gouvernance qui continuent de peser sur la République démocratique du Congo.


