
Prononcés lors d’un culte de l’Église catholique, les propos du Cardinal Fridolin Ambongo sont devenus viraux depuis la soirée du lundi 6 juillet et sont largement relayés par les médias ce mardi matin.
Face aux fidèles, le prélat n’a pas caché son indignation envers la classe politique congolaise, qu’il accuse de privilégier ses intérêts personnels au détriment de la population.
« S’il y a quelqu’un qui aime ce pays, la RDC, ce sont nous, vos pères évêques, et non les politiciens qui recherchent leurs intérêts personnels en utilisant votre nom. Les évêques ne recherchent ni l’argent ni des positions, mais uniquement le bien du peuple congolais. »
Cette sortie intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par le débat autour d’un éventuel changement ou d’une révision de la Constitution.
L’Église catholique a récemment réaffirmé sa position sur cette question. Le Cardinal Ambongo a estimé qu’il n’existe « ni nécessité, ni urgence » de modifier la Constitution, appelant plutôt les dirigeants à concentrer leurs efforts sur les véritables préoccupations des Congolais.
Ces déclarations, largement commentées sur les réseaux sociaux, relancent le débat sur la place de l’Église dans la vie politique congolaise et sur les tensions persistantes entre les autorités religieuses et la classe dirigeante.


