Affaire Balogun : Trump admet son intervention, la FIFA défend l’indépendance de sa justice

(FILES) US President Donald Trump joined by FIFA president Gianni Infantino (R) holds the World Cup Trophy as he makes an announcement in the Oval Office of the White House in Washington, DC, on August 22, 2025. US President Donald Trump will attend the World Cup final in New Jersey on July 19 and present the trophy to the winners, FIFA President Gianni Infantino announced on June 23, 2026. "We will be together with the president enjoying the final and handing the trophy to the winner, of course, together," Infantino told Fox and Friends. (Photo by ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

La controverse autour de Folarin Balogun continue d’alimenter les débats à la Coupe du Monde 2026. Au lendemain de la levée de la suspension de l’attaquant américain, le président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé avoir personnellement contacté le président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de demander un réexamen de son expulsion. Face aux interrogations suscitées par cette révélation, le patron de la FIFA a réaffirmé que les décisions disciplinaires sont prises de manière totalement indépendante.

Folarin Balogun avait été expulsé lors du seizième de finale remporté par les États-Unis contre la Bosnie, à la suite d’un contact avec le défenseur Tarik Muharemovic. Initialement suspendu, l’avant-centre de l’AS Monaco a finalement vu son carton rouge annulé par le Comité de discipline de la FIFA, ce qui lui permet de poursuivre la compétition avec la sélection américaine.

Interrogé en conférence de presse, Donald Trump a expliqué avoir sollicité Gianni Infantino afin que les images de l’action soient réexaminées. « Je m’y connais vraiment bien dans ce sport. Je ne pensais pas que c’était une faute. Je pensais que c’était simplement deux grands athlètes qui s’étaient percutés », a-t-il déclaré. Le président américain a également admis qu’il ne connaissait pas, dans un premier temps, la signification exacte d’un carton rouge. Après avoir compris que cette sanction entraînait une suspension, il a estimé que la décision était « très injuste » et a demandé qu’elle soit revue.

Quelques heures après ces déclarations, Gianni Infantino a publié une mise au point pour répondre aux critiques. Le président de la FIFA a confirmé avoir reçu un appel de Donald Trump, tout en assurant que cette conversation n’avait eu aucune incidence sur la procédure disciplinaire.

« Les organes judiciaires de la FIFA sont indépendants. Ils fonctionnent de manière autonome, appliquent le Code disciplinaire de la FIFA et tranchent les affaires sur la base des règlements applicables et des faits spécifiques qui leur sont soumis », a-t-il rappelé. Il a ajouté avoir expliqué au président américain que le dossier suivait son cours devant les instances compétentes et que celles-ci prendraient leur décision en toute autonomie.

Gianni Infantino a également indiqué qu’il respectait les décisions des organes disciplinaires, même lorsqu’il ne partageait pas leurs conclusions. Selon lui, cette indépendance constitue une garantie essentielle pour préserver l’intégrité des compétitions et la crédibilité de la FIFA.

Cette double prise de parole replace l’affaire Balogun au centre de l’actualité du Mondial 2026. Si Donald Trump assume être intervenu pour demander un réexamen du dossier, la FIFA insiste sur le fait que la levée de la suspension résulte exclusivement d’une décision de ses organes judiciaires indépendants, conformément à ses règlements.