
Le gouvernement congolais a exprimé ses réserves face à certains rapports d’organisations non gouvernementales sur la situation sanitaire dans les zones touchées par Ebola en République démocratique du Congo.
Sur le réseau social X, le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, a dénoncé ce qu’il qualifie de “narratif alarmiste” entretenu par certaines ONG internationales, estimant que ces communications ne reflètent pas toujours la réalité du terrain.
Tout en reconnaissant les défis auxquels font face les équipes sanitaires, le porte-parole de l’exécutif considère que certaines analyses publiées à l’international seraient davantage motivées par des stratégies de mobilisation de fonds que par une restitution objective de la situation.
Pour appuyer son argument, Patrick Muyaya a cité le témoignage du directeur du Programme d’urgence sanitaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Michael Ryan Chikwe, qui s’est récemment rendu dans les zones affectées et a salué l’engagement des équipes déployées sur le terrain.
Le membre du gouvernement Suminwa a par ailleurs rendu hommage aux personnels de santé congolais et aux partenaires impliqués dans la riposte, notamment le ministère de la Santé, l’OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), pour leur travail dans la prise en charge des patients et le suivi des contacts.
Dans le même élan, les autorités annoncent la mise en service de nouveaux dispositifs de contrôle sanitaire à l’aéroport international de N’djili. Ces installations visent à renforcer la surveillance des voyageurs et à améliorer la détection précoce des cas suspects, dans le cadre du dispositif global de prévention et de riposte contre Ebola.


