Kinshasa : adhésion partielle à la journée ”ville morte” de l’opposition ce 3 juin

Le boulevard Lumumba ce mercredi 3 juin 2026. Ph. Pascal Mulegwa

La journée ville morte décrétée par l’opposition ce mercredi 3 juin 2026 pour protester contre le projet de révision constitutionnelle a été suivie de façon inégale à Kinshasa. La capitale a connu un ralentissement visible de la circulation sur plusieurs axes, sans atteindre un arrêt complet des activités.

Dans la commune de Kalamu, entre Mariano et la Place Victoire, plusieurs commerces ont gardé leurs portes fermées en matinée. Les rues ont affiché une faible affluence par endroits. Dans le même secteur, des services essentiels ont continué à fonctionner, notamment certaines banques restées ouvertes au public.

Dans la Tshangu, le district le plus mouvementé de la capitale a été plus marqué. Les activités commerciales et économiques ont tourné au ralenti, voire à l’arrêt dans plusieurs zones. Cette situation s’est produite dans un environnement marqué par un important déploiement des forces de sécurité, visibles dans plusieurs points stratégiques de la capitale.

Les écoles ont adopté des positions différentes selon les établissements. Certaines ont ouvert normalement, tandis que d’autres ont préféré suspendre les cours. Cette disparité témoigne d’une absence de consigne uniforme sur le terrain.

Au final, la mobilisation ne peut être classée ni comme un succès total ni comme un échec net. Elle constitue toutefois une des premières actions d’ampleur portées par l’opposition depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir. L’interprétation politique de cette journée reste désormais ouverte entre les différents camps.