
Le gouvernement congolais annonce un renforcement des contrôles et des sanctions à l’encontre des entreprises minières qui ne respectent pas leurs obligations environnementales et administratives.
Auditionné le 28 mai devant la commission Environnement, développement durable, ressources naturelles et tourisme du Sénat, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a présenté les mesures engagées pour assainir le secteur. Le membre du gouvernement a notamment insisté sur l’obligation pour les opérateurs de constituer des garanties financières destinées à la réhabilitation des sites miniers après exploitation.
Face aux manquements constatés, un moratoire a été accordé aux entreprises concernées afin de régulariser leur situation. À son expiration, des sanctions seront appliquées aux opérateurs non conformes. Un registre national numérique des sûretés financières est également en cours de mise en place pour renforcer la transparence et la traçabilité.
Le ministre a par ailleurs évoqué les insuffisances relevées lors des inspections menées dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, notamment en matière de traçabilité des minerais, de respect des normes environnementales et de conformité administrative.
Selon Louis Watum Kabamba, ces réformes visent à renforcer la lutte contre la fraude minière, sécuriser la chaîne de valeur et protéger les intérêts de l’État ainsi que ceux des communautés locales. Elles s’inscrivent dans la dynamique de modernisation du secteur minier impulsée par le président Félix Tshisekedi.


