Fonction publique : Lihau reconnaît la persistance des agents fictifs

Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a présenté mardi 26 mai devant le Sénat une série de réformes destinées à moderniser l’administration publique et à renforcer la transparence dans la gestion des agents de l’État. Il répondait à une question orale avec débat initiée par le sénateur Janvier Mwisha.

Au cours de son intervention, le membre du gouvernement a reconnu plusieurs dysfonctionnements persistants au sein de la Fonction publique. Il a notamment évoqué l’augmentation incontrôlée des effectifs, des recrutements opérés en dehors des normes administratives, ainsi que la persistance des agents fictifs dans les fichiers de l’État.

Jean-Pierre Lihau a également pointé les disparités salariales observées entre Kinshasa, les provinces et certaines régies financières, estimant que ces déséquilibres fragilisent davantage le fonctionnement de l’administration publique.

Face à ces défis, le gouvernement mise sur plusieurs réformes structurelles, notamment la maîtrise des effectifs, la bancarisation des salaires, la numérisation des procédures administratives et la mise en place d’un fichier unique de référence.

Selon le vice-Premier ministre, ces mesures permettront d’identifier avec précision chaque agent public, de détecter les doublons dans les listings administratifs et d’assurer une rémunération conforme au statut réel des fonctionnaires.

Le patron de la Fonction publique a aussi annoncé la révision de plusieurs textes réglementaires afin de mieux encadrer les procédures de recrutement, de mobilité et de sanction des agents publics. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du renforcement de la redevabilité dans la gestion publique.

Pour Jean-Pierre Lihau, un meilleur contrôle des ressources humaines de l’État constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité des services rendus à la population. À l’issue des échanges, le dossier relatif à la réforme de l’administration publique a été transmis à la Commission socioculturelle du Sénat pour un examen approfondi.