Changement de la Constitution : Christian Bosembe met en garde les hommes de l’Église et les médias

Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, s’est exprimé dans la soirée du mardi 13 mai 2026 alors que plusieurs responsables religieux multiplient des déclarations autour du débat sur le changement de la Constitution en RDC. Dans un message rendu public, il appelle les hommes d’Église à la responsabilité et met en garde les médias confessionnels contre les dérives verbales.

Christian Bosembe rappelle d’abord que les responsables religieux ont le droit de s’exprimer sur les questions liées à la vie publique. « À ce titre, les hommes d’Église demeurent libres d’exprimer des opinions sur la vie publique. Toutefois, l’exercice de cette liberté s’inscrit dans le respect strict des lois et règlements en vigueur », a-t-il déclaré.

Le président du CSAC estime cependant que certains propos tenus dans les médias risquent d’alimenter les tensions dans l’opinion publique. « Il n’est pas admissible que des tribunes religieuses ou des médias confessionnels soient utilisés pour proférer des invectives, tenir des propos injurieux ou diffuser des messages de nature à porter atteinte à l’ordre public, à la dignité des personnes ou à la cohésion nationale », a ajouté Christian Bosembe.

Dans sa communication, il insiste également sur le fait que le débat démocratique doit rester encadré par le respect mutuel. « Le débat démocratique repose sur le pluralisme des opinions et la libre confrontation des idées. Néanmoins, cette liberté ne saurait couvrir des abus de langage ni des dérives susceptibles d’altérer le vivre-ensemble », a-t-il expliqué, avant d’appeler « au sens de responsabilité et à la retenue des responsables religieux dans leurs prises de parole publiques. »

Christian Bosembe prévient enfin que “les mécanismes de régulation prévus par la loi seront mis en œuvre à l’encontre des organes de diffusion concernés” en cas de manquements.