Kinshasa : un défenseur des droits humains victime de menaces et d’une tentative d’agression

Un membre de l’Action contre les violations des droits des personnes vulnérables (ACVDP) a été victime de menaces, d’intimidations et d’une tentative d’agression physique à Kinshasa, a dénoncé l’organisation dans une plainte déposée auprès du commissariat de police de Kinshasa-Ndjili.
La victime, identifiée comme M. Saka Samuel, est défenseur des droits humains et membre actif de cette ONG engagée dans la protection des personnes vulnérables.
Dans un communiqué, l’ACVDP a exprimé sa “vive préoccupation” face à ce qu’elle qualifie d’actes “particulièrement graves” dirigés contre l’un de ses membres. L’organisation affirme avoir saisi les autorités policières afin que les auteurs de ces faits soient identifiés et poursuivis.
Selon les informations rapportées par l’ONG, l’incident s’est produit à la place Pascal, dans la commune de Masina, district de la Tshangu, peu après que la victime est descendue d’un bus de transport en commun.
L’altercation serait survenue à la suite d’échanges entre M. Saka Samuel et certains passagers au sujet d’une enquête citoyenne lancée par l’ACVDP concernant l’opération de contrôle des documents de véhicules initiée par l’Hôtel de ville de Kinshasa.
Au cours de la discussion, la victime aurait également évoqué des questions liées au détournement des fonds destinés aux travaux de développement ainsi qu’à la corruption, dénonçant l’absence de sanctions appropriées contre ces pratiques.
D’après le récit de l’ONG, plusieurs individus non identifiés auraient ensuite pris à partie le défenseur des droits humains à sa descente du véhicule, proférant de graves menaces et adoptant un comportement agressif susceptible de compromettre son intégrité physique.
L’intervention de quelques témoins présents sur les lieux aurait permis d’éviter une agression plus grave.
Le président national de l’ACVDP, Crispin Kobolongo, a fermement condamné ces actes, qu’il considère comme “inacceptables” et contraires aux principes démocratiques ainsi qu’aux libertés fondamentales.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par les débats autour de l’opération de contrôle des documents des véhicules menée par les autorités urbaines de Kinshasa, une initiative qui suscite diverses réactions au sein de la population et de la société civile.



