Tshisekedi lie la tenue des élections de 2028 à la fin du conflit dans l’Est

Le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a évoqué, dans une déclaration axée sur la situation sécuritaire, les conditions nécessaires à l’organisation des prochaines élections en République démocratique du Congo.

Selon lui, la poursuite du conflit dans l’Est constitue un obstacle majeur au processus électoral. Il a ainsi déclaré :« Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement, on ne pourra pas organiser des élections en 2028. »

Le chef de l’État a toutefois insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un refus politique d’organiser les scrutins, affirmant que les moyens existent pour les tenir dans les règles :« Ce ne sera pas parce que je refusais de les organiser. Les ressources sont là, on peut le faire. Mais on ne va pas les organiser sans les normes. »

Évoquant la situation internationale, il a pris l’exemple de l’Ukraine pour illustrer ses propos : « En Ukraine, cela fait deux ans qu’il aurait dû y avoir des élections. Le monde entier a compris que le président Zelensky ne puisse pas les organiser dans un contexte de guerre. »

Félix Tshisekedi a également rejeté les accusations selon lesquelles il entretiendrait le conflit, affirmant que la RDC subit une agression extérieure : « Comment est-ce que moi, je peux faire pour être à la fois de votre côté et passer du côté rwandais pour inciter les forces rwandaises à nous agresser ? »

Concluant son intervention, il a insisté sur la nature du conflit en cours : « Cette guerre, je vous le dis, elle nous a été imposée. »

Une prise de parole qui met en lumière les liens étroits entre sécurité et processus démocratique, alors que la situation reste tendue dans l’Est du pays.