« Je ne veux pas d’un troisième mandat. Mais si le peuple en veut un… » Félix-Antoine Tshisekedi

Le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a abordé sans détour les questions liées à la Constitution et à son avenir politique, dans un contexte de débats croissants en République démocratique du Congo.Sur la possibilité d’un troisième mandat, le chef de l’État a tenu une déclaration marquante : « Je ne veux pas d’un troisième mandat. Mais si le peuple en veut un, je n’ai aucun problème avec cela. »

Sur le débat constitutionnel, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’un dialogue ouvert et responsable, estimant qu’aucune question d’intérêt national ne doit être exclue ou déformée. « Partant du débat sur la Constitution, aucune question d’intérêt national ne saurait être confisquée, caricaturée ou interdite de réflexion. »

Le président a toutefois appelé à un cadre rigoureux et apaisé dans toute réflexion institutionnelle : « Toute réflexion sur nos institutions doit être conduite avec sérieux, transparence et méthode, dans le respect de l’État de droit, sans précipitation ni manipulation. »

Rappelant la place centrale de la loi fondamentale, il a ajouté : « La Constitution n’est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance. Elle est le pacte fondamental qui organise notre vie commune et garantit la stabilité de la nation. »

Pour lui, toute discussion à ce sujet exige responsabilité et maturité : « Y toucher ou en débattre exige de l’écoute, de la rigueur et un sens élevé de l’intérêt national. »

En conclusion, le chef de l’État a lancé un appel à l’unité :« Ce dont la République a besoin aujourd’hui, c’est d’unité sur l’essentiel, de responsabilité dans la divergence et de maturité dans le débat public. »

Un message qui intervient dans un climat politique sensible, où les enjeux institutionnels et électoraux restent au cœur des discussions nationales.