
Le président colombien Gustavo Petro hausse le ton et réclame le retour immédiat de ses compatriotes transférés en République démocratique du Congo après leur expulsion des États-Unis d’Amérique.
Dans une déclaration publiée sur le réseau X (anciennement Twitter), le chef de l’État colombien dénonce une situation qu’il juge inacceptable. Il estime que ses ressortissants subissent des traitements attentatoires à leur dignité et évoque une forme d’exclusion injustifiée. Il va plus loin en parlant d’humiliation infligée à la Colombie, pointant des pratiques qui, selon lui, ne respectent pas les standards internationaux en matière de droits humains.
Face à cette situation, Gustavo Petro donne des instructions fermes à son ministère des Affaires étrangères. Il exige la mise en place immédiate d’un dispositif de rapatriement afin de permettre le retour rapide des personnes concernées sur le territoire colombien. Il insiste sur des conditions strictes, sans entraves ni mesures coercitives, excluant notamment toute utilisation de chaînes ou de dispositifs de contrainte. Cette exigence vise à garantir un traitement conforme aux principes de dignité humaine tout au long du processus.
Actuellement, quinze migrants dont des ressortissants colombiens ont été acheminés à Kinshasa le 17 avril 2026. Leur présence dans la capitale congolaise s’inscrit dans un schéma de transfert vers un pays tiers, une pratique régulièrement utilisée dans la gestion des flux migratoires par les autorités américaines. Ces personnes sont actuellement prises en charge par les États-Unis en attendant leur retour vers leur pays d’origine.


