
Le président de la République, Félix Tshisekedi a condamné des arrestations jugées arbitraires visant notamment des jeunes portant des coiffures de type « locks ». À travers une communication officielle relayée à la RTNC dans la soirée du mercredi 15 avril, le chef de l’État a rappelé les principes fondamentaux de respect des libertés individuelles.
Selon le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, cette prise de position intervient après plusieurs inquiétudes exprimées dans l’opinion publique, particulièrement à Kinshasa. Le chef de l’État a tenu à réaffirmer que l’action des services publics doit s’inscrire dans le strict respect des droits des citoyens, sans discrimination liée à l’apparence physique.
Félix Tshisekedi a insisté sur le fait que la Constitution garantit les libertés fondamentales, notamment la dignité humaine, la liberté individuelle et le droit à l’épanouissement personnel. Il a rappelé que ces principes constituent le socle de l’État de droit en RDC et doivent orienter aussi bien l’action de l’État que le comportement des forces de l’ordre.
Dans cette dynamique, le président a instruit plusieurs membres du gouvernement, dont ceux en charge de l’Intérieur, de l’Éducation et de la Jeunesse, de proposer des mesures d’encadrement et de sensibilisation. L’objectif est de prévenir les abus, mieux réguler les interventions des services de sécurité et renforcer la compréhension des droits et devoirs des citoyens, en particulier chez les jeunes.


