
Réunis ce lundi 23 novembre au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa, les partenaires techniques et financiers ainsi que les autorités congolaises ont franchi une étape décisive dans la préparation du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2). Cette table ronde, à forte portée stratégique, a permis de renforcer la dynamique de mobilisation autour de ce projet structurant.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé avoir déjà mobilisé 30 millions de dollars américains, versés dans un fonds commun placé sous la gestion fiduciaire du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Cet engagement financier illustre la volonté des autorités de poser les bases concrètes de cette opération d’envergure nationale.
Prenant la parole, le président Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif renforcé. Le chef de l’État congolais a appelé les partenaires à faire de cette rencontre un véritable levier d’action, fondé sur la confiance et la responsabilité partagée, au-delà d’un simple cadre de concertation.
-Une mobilisation soutenue des institutions internationales-
La rencontre a enregistré la participation de plusieurs institutions majeures, notamment le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Toutes ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner le processus, tant sur le plan financier que technique.
Pour la Banque mondiale, représentée par Albert Zeufack, l’absence prolongée de données statistiques fiables constitue un frein majeur à la qualité des politiques économiques en RDC. Le RGPH2 apparaît ainsi comme une opportunité stratégique à triple impact notamment générer des emplois pour la jeunesse, renforcer les capacités nationales en matière de gestion des données et favoriser l’émergence d’une filière locale d’assemblage d’équipements technologiques.
Dans cette perspective, l’institution prévoit un financement global de 100 millions de dollars, dont 75 millions directement alloués au recensement, le solde étant destiné à la modernisation du système statistique national.
-Des appuis financiers structurants-
La Banque africaine de développement a, de son côté, annoncé une contribution de 80 millions de dollars, répartie entre le financement des opérations de recensement (50 millions) et le renforcement des capacités institutionnelles (30 millions).
Le Fonds monétaire international a salué l’initiative tout en réitérant son appui au programme économique du gouvernement, en particulier dans les domaines de la gestion rigoureuse des finances publiques et de l’élargissement de l’assiette fiscale.
Par ailleurs, les agences du système des Nations unies, notamment l’UNFPA et l’UNICEF, ont confirmé leur engagement à accompagner la RDC tout au long du processus, en apportant une expertise technique et un soutien financier ciblé.
Avec un coût global estimé à 192 millions de dollars, le RGPH2 s’impose comme un projet structurant pour l’avenir du pays. Il vise à doter la RDC de données démographiques fiables, actualisées et inclusives, indispensables pour orienter efficacement les politiques publiques, améliorer la planification du développement et renforcer la gouvernance.


