
À contre-courant des idées reçues, Celeo Scram balaie le mythe selon lequel un artiste congolais perdrait sa carrière en s’installant en Europe. Résidant depuis plusieurs années sur le vieux continent, l’ancien pilier de Wenge maison mère de Werrason, ne se laisse pas intimider par ces rumeurs.
« La preuve en est : j’ai sorti des tubes comme Wenze ya minzemba, Kombe-kombe… une fois arrivé en Europe. Jusqu’à aujourd’hui, je voyage partout dans le monde », a confié le Grand Mayas, affirmant que réussir à l’international n’est qu’une question de vision et de détermination.
Pour l’auteur de « Koyimbiko », certains musiciens inactifs en Europe ont choisi d’autres chemins pour des raisons personnelles, notamment le mariage, les projets professionnels, ou simplement un nouveau mode de vie. « Travailler en Europe n’est pas mauvais en soi, le salaire y est élevé. Mais si l’on abandonne sa carrière musicale pour suivre la volonté de son entourage, c’est ainsi que l’Europe devient un “cimetière”», explique Mister Poutine.
Entre humour et lucidité, Celeo Scram affirme que l’Europe n’est pas une fin mais plutôt un tremplin pour les artistes qui entretiennent leur passion.


