
Des frappes de drones ont visé tôt ce mercredi 11 mars la ville de Goma, actuellement contrôlée par la rébellion de l’AFC/M23. Le mouvement rebelle accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo d’être à l’origine de l’attaque et fait état d’un bilan provisoire de trois morts.
La ville de Goma a été secouée par des explosions tôt ce mercredi 11 mars. Selon les dirigeants de l’AFC/M23, des drones appartenant aux Forces armées de la République démocratique du Congo auraient ciblé plusieurs positions dans cette ville stratégique du Nord-Kivu.
La rébellion affirme qu’au moins trois personnes ont été tuées lors de cette attaque. D’après les informations communiquées par le mouvement, une bombe a frappé une résidence située au quartier Himbi, non loin du lac Kivu, provoquant d’importants dégâts matériels.
Le coordonnateur adjoint de l’AFC/M23, Bertrand Bisimwa, accuse directement le pouvoir de Félix Tshisekedi d’être responsable de cette attaque. Dans un message publié sur X, il dénonce une escalade de la violence et critique le silence des partenaires internationaux engagés dans les processus de médiation.
« La ville de Goma est attaquée par des drones du régime de Kinshasa. Cette nouvelle escalade s’inscrit dans la logique de violation permanente du cessez-le-feu », a-t-il écrit, appelant les partenaires du processus de paix à réagir face à cette situation.
Ces événements surviennent alors que plusieurs partenaires internationaux, dont l’Union européenne et les États-Unis, ont récemment exprimé leur inquiétude face aux violations répétées du cessez-le-feu dans l’est de la RDC. Les engagements pris dans le cadre des discussions de Doha et des accords conclus à Washington peinent toujours à produire des effets concrets sur le terrain.


