
Le procès de la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, de son vrai nom Deborah Tshimpaka Mulanga, a une nouvelle fois été renvoyé ce jeudi 25 juin 2026 par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema. Il s’agit du quatrième renvoi depuis l’ouverture de cette affaire impliquant également plusieurs militaires des FARDC.
Pour sa première comparution devant le tribunal, l’artiste a été entendue aux côtés de neuf militaires poursuivis pour des faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires au préjudice de Platini Kasaï Sadisa. Rebo est, quant à elle, accusée d’avoir poussé des militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline militaire.
Au cours de son audition, la chanteuse a rejeté les accusations portées contre elle. Elle a nié avoir contacté un responsable militaire ou une personnalité politique afin d’obtenir une intervention contre la victime. « Notre cliente n’a aucun contact d’une quelconque autorité militaire », ont affirmé ses avocats devant la juridiction.
Estimant que ces déclarations devaient être vérifiées, les avocats de la partie civile ont demandé au tribunal d’autoriser la consultation des relevés téléphoniques de l’artiste à la date du 17 avril 2026. Selon eux, l’analyse des appels entrants et sortants pourrait permettre de déterminer si des échanges ont eu lieu avec des personnes susceptibles d’avoir joué un rôle dans les faits reprochés. Malgré les réserves exprimées par la défense au nom du respect de la vie privée de leur cliente, la demande a finalement été acceptée.
Le tribunal a autorisé cette mesure d’instruction et a décidé de renvoyer l’affaire au 24 juillet 2026 afin de permettre aux opérateurs de télécommunications de fournir les éléments sollicités. Cette quatrième remise pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase dans l’examen de ce dossier très suivi par l’opinion publique.


